Rétrospective Chris Marker

Cinéaste engagé, attentif à l'évolution du monde Chris Marker s'est également intéressé aux nouvelles technologies inventant les différentes formes de l'essai documentaire du court métrage au long métrage, du cinéma direct au film de voyage. Il est également l'auteur d'un film de science fiction, La jetée, qui joua un rôle central dans son oeuvre.

En parallèle à l'exposition Marker, les 7 vies d'un cinéaste à la Cinémathèque Française, Le cinéma Le Rio invite les spectateurs quelques-unes de ses multiples oeuvres. Chaque film aura sa semaine de projection avec trois séances.

Une soirée spéciale sera consacrée au film Le fond de l'air est rouge avec un ciné débat le jeudi 17 mai à 19h.

Les films

Lettre de Sibérie sera projeté la semaine du 2 mai.

Sans soleil la semaine du 9 mai.

Le fond de l'air est rouge la semaine du 16 mai.

Marker tout court la semaine du 23 mai.

 

Lettre de Sibérie

Sans soleil

Le fond de l’air est rouge

Marker tout court

Biographie de Chris Marker

Chris Marker (ne Christian Bouche-Villeneuve, le 29 juillet 1921 a Neuilly-sur-Seine), nous a quittes, le dimanche 29 juillet 2012, le jour de son 91eme anniversaire, 60 ans apres son premier film, Olympia 52 consacre aux Jeux Olympiques d’Helsinki. A la fois ecrivain, photographe, cineaste, musicien, dessinateur et amoureux des chats, Marker laisse derriere lui l’une des oeuvres les plus importantes de l’Histoire du cinema.

Souvent qualifie de « cineaste inclassable », l’auteur commence a se faire connaitre par des films de voyage comme Les statues meurent aussi, documentaire consacre a l’art negre et pamphlet anticolonial corealise avec Alain Resnais et partiellement interdit par la censure jusqu’en 1963, mais aussi Dimanche a Pekin (1956) et Lettre de Siberie (1957). Ce dernier film amene le critique Andre Bazin a parler de la naissance d’une forme nouvelle : « l’essai documenté » en insistant sur les liens etablis par Marker entre le son et l’image a l’origine d’un nouveau montage non plus vertical dans le deroulement de la pellicule mais horizontal, de la bande son a la bande image. Suivront Description d’un combat (1960) consacre a la naissance de l’Etat d’Israel et
Cuba si (1962) qui celebre le deuxieme anniversaire de la Revolution cubaine.

En mai 1962, Marker tourne son premier long metrage en France Le Joli Mai qui utilise la technique du « cinema direct » pour s’interesser a la situation du pays au lendemain des Accords d’Evian qui marquent la fin de la guerre d’Algerie. En parallele, il realise  La Jetee, court metrage de science-fiction qui rassemble ses grands themes dans un recit situe  avant et apres la Troisieme Guerre mondiale. S’il continue a realiser des films de voyage comme Le Mystere Koumiko tourne a Tokyo en marge des Jeux Olympiques de 1964 ou Si j’avais quatre dromadaires (1966) qui rassemble des photographies prises dans 26 pays de 1955 a 1965, son cinema connait un nouveau tournant en 1967.

Cette annee-la, il est associe a deux films sur la guerre du Vietnam: La Sixieme Face du Pentagone qui suit la marche des etudiants americains en octobre 1967 contre la poursuite de la guerre, et Loin du Vietnam, film collectif qu’il coordonne et qui rassemble des realisateurs aussi differents que Claude Lelouch, Alain Resnais, William Klein, Joris Ivens, Jean-Luc Godard ou Agnes Varda. Depuis mars 1967, Marker  suit les greves de la Rhodiaceta et tourne en decembre de la meme annee, A bientot, j’espere qui sera montre a la television francaise en mars 1968. Quand eclate Mai 68, Marker est deja un cineaste politise. Il coordonne ainsi les cine-tracts auxquels collaborent Godard et Resnais et inspire le groupe de cineastes-ouvriers Medvedkine du nom du cineaste russe Alexandre Medvedkine qui en 1932 parcourut l’URSS dans un cine-train pour rendre compte de l’etat du pays.

C’est avec Loin du Vietnam que nait la societe de production Slon qui deviendra Iskra en 1974. Pendant 10 ans, le cineaste se consacre a une activite militante dont Le Fond de l’air est rouge (1977) sera le resume. Film polyphonique sur l’amitie et l’engagement, ce long metrage  sera complete par des portraits d’amis proches comme Simone Signoret avec Memoire pour Simone (1986), Alexandre Medvedkine avec Le Tombeau d’Alexandre (1993) ou Andrei Tarkovski a travers Une Journee d’Andreï Arsenevitch (2000).

Sans soleil (1982) permet a Marker de renouer avec les films de voyage a travers une reflexion sur la memoire et les nouvelles images que l’on retrouvera dans Level Five (1996) mais aussi sur le CD-Rom Immemory (1998). Le cineaste poursuivra cette reflexion sur « Second Life » avec l’exposition virtuelle L’Ouvroir inauguree en 2008.

Son dernier film, Chats perches (2004) est un codicille a l’ensemble de son oeuvre retrouvant ses grands themes sous l’egide du chat, son animal fetiche. Le film est traverse par la figure du cercle qui resume la maniere dont l’oeuvre est construite comme la vie de Marker faite de hasard et de necessite.

Bamchade Pourvali

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Dépliant édité par l'ADRC sur Chris Marker en cliquant ICI

 

Informations et réservations (pour les groupes)

À info@cinemalerio.com ou 04 73 24 22 62